Cela se passe dans un simple village à l’arrivée d’une rue tourmentée donnant sur le Danube, ici des maisons soignées, là, d’autres, baroques habitées depuis bien longtemps par des familles gitanes, avec leurs carcasses de bagnoles désossées, ou disposées à la renverse comme une décoration ostentatoire. Des poules, des oies, des lapins, des chiens hurlants, des enfants furtifs, un silence de Noël, de congé, de jours terminant à 16h.... Et C’est l’heure, celle où la brume épaisse tombe sur le Danube, où le salon se remplit de cris d’enfants, de conversations croisées, d’exclamations ponctuées par des mouvements circulaires de cartes à jouer, de pions déplacés, de dés jetés. Le ronronnement familier du chat qui ne vient ici que pour quelques heures, les bêtes circulant librement, comme tout le monde ici.
Le souci de perfection des hongrois m’étonne encore, le moindre petit détail est pensé.
Tout se raccroche : le contenant, le contenu, la lumière, les saveurs. C’est tout à fait extraordinaire de vivre un goûter hongrois et surtout de le savourer avec le sentiment qu’il transporte autant de sincérité que de volonté.
Merci à Catherine Margueritte pour ce texte.

J'aime votre blog pour toutes ces choses savoureuses. N'étant pas une cuisinière bien avec tout nouvel article, je devenir meilleur
Rédigé par : casino en ligne | 26/07/2011 à 16:51