A l’heure, où tout le monde se précipite chez soi pour le week-end, c’est un rituel : je termine ma semaine par le goûter parfait.
Une virée chez Monoprix avec la belle et gentille Aurélie (there is nothing between us) et là on se déchaine en grosses victimes de notre société de consommation : nous achetons un peu tout selon l’envie mais il y a une règle : on ne prend rien que n’aime pas l’autre.
Vous pouvez aller du saucisson au chocolat en passant par le brie, la bonne French Baguette, les macarons (has been ? On s’en contrefout)…
A l’heure où les cafés entre collègues sont oubliés, nous nous retrouvons avec Aurélie dans un café toujours différent. Pourquoi toujours différent ? Il se trouve qu’en grands consommateurs nous commandons beaucoup, mais mangeons aussi nos petites (grosses) provisions. C’est un peu l’histoire de la pancarte « Pique-Nique interdit ».
Assis à consommer en grosses victimes, nous nous posons en victimes des cons gens qui nous ont entouré toute la semaine. X en prend pour son grade. Y n’a aucune chance qu’on ne lui reparle un jour. Le vendredi soir permet à chacun de libérer tout ce qu’il a dans la tête. Il faut aussi réagir à l’actualité. On s’engueule parfois. Avec le serveur souvent.
L’hiver arrive. C’est sous la neige que l’on rentre dans les cafés. Un thé au citron pour madame, un caramel macchiato pour monsieur. Trenchs balancés sur la table. Sortie des provisions. Découpage de saucisson. « Tartinage » de brie. « Chantillage » de fraises.
Entre réflexions sur les politiques, sur les gens qui passent dans la rue, sur ceux qui nous entourent et essayent de comprendre le rituel on sait bien que le vendredi est sacré. (Autant vous dire que l’on est en complet décalage face à notre religion qui veut que nous ne mangions que du poisson ce jour-là…) Les discussions sont là. Le plaisir de se réchauffer ensemble (je vous vois venir) aussi. On contribue tous les deux à nos tourbillons de la vie.
On chante. On parle très fort. On crie. Les gens dans ces moments là nous détestent.
On sort alors les Moleskines, on griffonne trois phrases pour faire un bilan de la semaine. Souvent on fait un dessin. Il nous arrive aussi de couper trois cheveux pour les coller avec du scotch. Passons cette exemple débile. Parfois, la tasse se renverse sur l’agenda. Vendredi soir je vous dis.
Il nous arrive aussi de regarder ce qu’il y a à faire la semaine prochaine. On en parle pas, on se réserve le vendredi soir pour le débrief.

Si rien n'est romancé ici, c'est vraiment chouette! Euh j'imagine que vous n'acceptez aucun intrus dans votre duo sucré du vendredi soir?
Rédigé par : Fulgurances | 09/03/2010 à 16:35
Felicitations, c'est un blog super. J'ai trouve beaucoup d'informations utiles.
Rédigé par : Alexa | 09/08/2011 à 15:48