Malgré tout l'amour que je lui portais, il ne me l'a jamais vraiment bien rendu. J'étais fidèle et impatiente, quoi qu'il arrive. Chaque jour, dès que l'école était finie, je me ruais dans la cuisine, notre lieu de rendez-vous, pour l'apprécier dans toute sa splendeur. il faut dire qu'il était généreux avec moi, et m'offrait sans compter chocolat, gâteaux et autres douceurs sucrées. Et moi, aveugle, je n'ai pas vu venir le mur dans lequel je fonçais, trop occupée par ma gourmandise...
Quand j'ai enfin ouvert les yeux, il était trop tard. J'ai du prendre mes distances avec lui, tenter de l'oublier, mais il avait laissé des traces... Mon corps en avait pris pour son grade, et j'ai trainé cette belle casserole pendant quelques années.
Et puis, un jour, il n'y a pas si longtemps, on a fait la paix, lui et moi. Il m'a appris à être raisonnable, à laisser de côté les mauvaises habitudes que j'avais quand j'étais enfant. Maintenant, on se retrouve chaque jour à 16h pour partager un petit moment de réconfort au milieu de ma journée de travail, sans que ma conscience ne se fâche...
Malgré tout ce qu'il m'a fait subir, on dirait bien que le goûter n'a pas fini de me charmer...

Très beau…tout en finesse si l'on peut s'exprimer ainsi.
Rédigé par: Catherine Berra-Rouarch | 14/01/2009 à 15:04