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Mon goûter c’est simple comme une baguette.
Mon goûter c’est entre le chemin de la boulangerie et l’école pour retrouver mes loulous. La baguette encore chaude me brûle les mains. Le croûton ne fait pas long feu, et c’est goulûment que je croque dans ce morceau bien rond et croustillant, je suis obligée de me contenter d’un seul de ces petits plaisirs, l’autre est ABSOLUMENT réservé pour n°2.
La fumée peut alors s’éclipser tranquillement, pendant que je me précipite vers la porte de l’école où j’arrive toujours en retard…et pour cause. Il faut alors que je partage ce pain délicieux, j’ai prévu le chocolat, une tablette au lait pour l’un, une autre au riz soufflé pour l’autre et un peu des deux pour le dernier, en espérant que l’un des trois n’aura pas trop faim, pour que je puisse en profiter encore un peu…ce n’est pas encore arrivé !
Rédigé à 19:40 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Et mon goûter, c’est avant tout ma grand-mère car c’est elle qui me préparait mon goûter ! Il y avait les goûters de fêtes, les goûters de la Chandeleur par exemple et là mes goûters étaient remplis de crêpes et de confiture maison !
Il y avait les goûters de tous les jours ou tartines et brioches étaient à l’honneur, et puis il y avait mon goûter préféré. C’était le goûter des jours de piscine ou là, j’avais droit à un petit pain au lait beurré dans lequel elle avait râpé du chocolat au lait ! Ce goûter là, j’en raffolais.
J’ai réessayé de longues années plus tard de retrouver le goût de ces succulents petits pains au lait et j’avoue que je n’ai jamais réussi.
Ce goût si particulier était celui de l’enfance que je ne suis pas encore arrivée à retrouver !
Rédigé à 12:55 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Après de longues heures
d’école, dans mon petit tablier à carreaux bleu et blanc,
j’attendais avec impatience, ce court moment bien à moi, d’ouvrir
la poche de mon cartable en cuir noir et d’y plonger la main pour y
trouver mon petit sac à goûter à carreaux bleu lui aussi.
Je m’en souviens bien de ce petit sac préparé par ma mère le matin même. J’y trouvais toujours du pain d’épice, alors que d’autres petites filles avaient un vulgaire morceau de pain dur et un bâton de chocolat noir. Puis je savais que ma main plongerait de nouveau pour y trouver une petite sucrerie chaque jour différente et mon jus d’orange.
J’avais déjà conscience que j’avais la chance d’avoir une maman qui pensait à mon goûter avant de retrouver la salle de classe pour l’heure d’étude. Le plaisir de goûter était une institution dans la famille et il rendait les récréations en fin de journée moins difficiles.
Rédigé à 18:06 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Rédigé à 15:01 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Hier, le ciel semblait se vouloir se venger du peu d'égard qu'on lui faisait depuis le changement d'heure. Nous nous plaignions de voir noirci, paré d'étoiles dès 17 heures; il a tenu sa revanche, déversant sur nos parapluies disloqués des trompes d'eau. C'est alors qu'entre mes paupières mi-closes mes yeux embués ont pu distinguer sur l'ardoise ruisselante de ma boulangerie l'inscription ».
Hier, c'est donc amusé par le principe que j'en ai poussé la porte et en un instant, l'odeur automnale des feuilles mortes battues entre pavés et semelles a laissé la place à celle de la pâte qui se lève dans le four. Impossible en conséquence de résister. J'ai cédé devant les viennoiseries, fondu face au éclairs au café et craqué face aux tartelettes à la framboise.
Rédigé à 16:53 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Le goûter, pour moi c'est cet espace-temps en dehors de tout et de tout
le monde !
Je partage parfois mon goûter, parfois non, cela dépend de l'instant et de la personne près de moi.
Il peut être sucré ou salé, mais c'est toujours un moment qui me permet de rêver, de me couper de mon environnement extérieur, et souvent ce doux moment me permet de me dire "ouf, la journée est finie, maintenant je prends du temps pour moi !!"
Le meilleur des goûters ? De la mousse au chocolat avec de la brioche fraiche en plein hiver au coin d'un feu !Rédigé à 16:30 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
A l’heure, où tout le monde se précipite chez soi pour le week-end, c’est un rituel : je termine ma semaine par le goûter parfait.
Une virée chez Monoprix avec la belle et gentille Aurélie (there is nothing between us) et là on se déchaine en grosses victimes de notre société de consommation : nous achetons un peu tout selon l’envie mais il y a une règle : on ne prend rien que n’aime pas l’autre.
Vous pouvez aller du saucisson au chocolat en passant par le brie, la bonne French Baguette, les macarons (has been ? On s’en contrefout)…
Rédigé à 15:39 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Dans le Groupe Facebook. , j'ai demandé aux membres de quoi ils goûtaient en ce moment. Quelques réponses :
Princesse101 : Des boudoirs trempés dans des yaourts vanille, des beurrés nantais trempés dans un café brulant, des tartines de beurre trempées dans un chocolat chaud épais... en ce moment, ça trempe :)
Stephen Bunard : En ce moment, ce we, sirop de myrtilles bigallet et lait.. genre le bébé rose de mon enfance (lait grenadine) et des cakes citron et chocolat.
Murielle Le Scanff Patient : Privée de douceur en ce moment, j'en suis réduite à rêver d'un bon thé
des moines et de macarons de Nancy (les seuls, les vrais) des soeurs
macarons. Un très bon chocolat au lait avec du pain et du beurre salé ferait aussi l'affaire.
Mais
pourquoi pas une petite tarte poire pamplemousse pistache de chez
Aurore Capucine ou encore une tranche de brioche feuilletée avec
toujours du beurre salé et une super marmelade d'orange.
Mes rêves
sont nombreux et je sais déjà toutes les gourmandises auxquels je vais
céder bientôt ... pour ce moment magique qu'est le goûter que je tente
de transmettre à ma délicieuse Constance.
Nathalie Poline : Mon goûter à moi, c'est un parfum de gâteau au chocolat qui sort du four, de tarte aux pommes à la cannelle, c'est aussi l'instant magique des retrouvailles avec les enfants, le son de leurs éclats de rires, de leurs chaussures dans l'escalier de la maison, c'est l'instant d'un câlin, d'un bisou avant de faire les devoirs ... Mon goûter c'est cette image d'Épinal du bonheur simple au coin du feu, du temps du partage des joies, mais des chagrins de cour de récré aussi ... C'est ce mélange de sensations gustatives, olfactives, tactiles qui me font sentir à quel point je suis heureuse d'être leur maman...
Christine Plu : Goûter du weekend (et de saison) : un thé masala chaï dont les épices emportent un peu le palais, un morceau de gâteau aux pommes un petit peu caramélisé et des chataignes ramassées du jour, grillées au four...faute de cheminée. Tout cela accompagne d'odeurs un après-midi sous les nuages.
Nathalie de la Falaise : En semaine, les Pom Potes : idéal au bureau devant l'ordi!Le weekend, thé oblige : éclair au chocolat, madeleine, cake home made, des framboises, ou un yaourt à O% en fonction de la saison! Le goûter : le temps suspendu du plaisir retrouvé et partagé.Rédigé à 14:30 | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
Le goûter, c'est tous les jours : après l'école, pendant les vacances, le dimanche, le mercredi.... enfin tous les jours !
Notre goûter est simple : des tartines de pain (fait maison) frais ou grillé selon les jours, avec du beurre de la ferme (salé, bretonne oblige !), accompagné de barres de chocolat ou de la confiture (maison) ou de la pâte à tartiner(faite maison encore une fois). On y joint souvent un verre de sirop, ou alors une tisane, un chocolat chaud..., selon la saison.
Je me suis souvent dit qu'ils s'en lasseront de ce goûter et qu'ils me réclameront des trucs (super sucrés, gras, salés...) comme les copains ; ils ont essayé pour faire comme eux, mais non,très vite, ils me redemandent des tartines de pains, du beurre et un petit quelque chose avec.C'est vraiment un moment convivial et surtout familial !
Rédigé à 12:49 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Dans le Groupe Facebook. , j'ai demandé aux membres de quoi ils goûtaient en ce moment. Quelques réponses :
Vinvin : "Mon goûter c'est oeuf Kinder. Je le déshabille comme une femme, lui presse les globes pour l'ouvrir sans le casser. Le décapsule entre mes dents; Je joue avec le jouet tout en jouissant le plaisir du chocolat qui fond dans ma gorge."
Orély Greb : "en ce moment... un thé rhubarbe-vanille avec un nuage de lait... et une ou deux tartines !! et sur les tartines ? de la confiture de lait ou le mélange qui tue : beurre / nutella !! c'est pas raisonnable, mais c'est trop bon !"
Galliane Murmures : "Chocolat Côte d'Or raisin/noisette, du bon pain et un verre de lait... un classique dont je ne me lasse pas. Et le week end, un bon Saint Nectaire qu'on a été chercher à la ferme dans le bled du même nom, un bon jambon cru de pays... l'avantage d'habiter en terre auvergnate ;)".
Amélie Francoz Aubry : "En ce moment, mon gouter, c'est "Thé o door" Darjeeling de Printemps et petite pause sur le blog de Pénélope (Jolicoeur bien évidement). Mon Thé o door Darjeeling de printemps, je l'aime pour son nom buccolique (qui me laisse rêver à des fleurs de cerisiers du Jardin de Moondakotee dans mon bureau) et parce qu'humant sa douce senteur, je me plais à espérer que le Printemps n'est pas si loin.".
Lamia Alonso : "En ce moment, mes goûters prennent des allures de petit-déjeuners... craquinettes au chocolat, thé de Noël Mariage frères, rien de mieux pour se réchauffer :)"
Véronique Dufrasne : "Pour les goûters, je choisis principalement des recettes simples auxquelles peuvent participer mes filles. Notre dernière recette était une tarte au fromage et aux pommes. Mmmm il en reste encore dans le frigo.".
Rédigé à 07:15 | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
Hier à 16h15, sur Pure FM, radio belge, j'ai été interviewé. Le podcast devrait arriver. En attendant, je vous retranscris un passage :
- Emery, vous êtes l'auteur du blog LeGouter.fr...
- Non, non, je suis l'un des 120 co-auteurs...
Bref, merci à vous !... La réhabilitation du goûter en adultie continue d'avancer !
UPDATE : Pour le Podcast, cliquez là.
Rédigé à 12:03 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Merci à Linda Benotmane pour avoir fait référence au groupe Facebook "Pour que le goûter retrouve ses lettres de noblesse en adultie" dans un article dans Ouest France.
Je lui ai proposé d'écrire un article sur le Goûter, nous verrons si elle a le temps... D'ailleurs, si vous souhaitez écrire, mailez moi votre texte (emery(a)noos.fr) et je le publie !
Rédigé à 09:05 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Rédigé à 16:02 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Les odeurs et les bruits, plus encore que les couleurs, restent inscrits dans ma mémoire. C’est une sorte de rêve en noir et blanc que je vivais très souvent chez ma grand-mère.
Cette grande maison recouverte de lierre, la cuisine immense et à côté un petit boudoir avec une cheminée, LA cheminée celle qui a vu passer tous les petits enfants. Et oui, nous étions prêts à rougir devant la flemme pour faire fondre guimauves, carrés de chocolats et autres caramels. Nous courrions derrière cette grande silhouette qui remplissait généreusement nos assiettes. La plupart du temps nous en laissions sur le chemin entre le boudoir et la cuisine. C’est à qui serait le premier devant la cheminée pour faire crépiter toutes sortes de choses sucrées au bout d’un bâton et les déposer tant bien que mal sur une énorme tranche de pain de campagne. Les plus originaux faisaient fondre des morceaux de fromage, les odeurs nous chatouillaient le nez, parfois nous dérangeaient mais cela nous faisait rire. Et puis, lorsque nos ventres et nos papilles n’en pouvaient plus, les dents et la bouche couleur chocolat, nous filions recouvrir notre chère Manou de baisers sucrés-salés.
Rédigé à 22:20 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Merci à Alexandra Michot d'avoir relayé ce blog et ses auteurs dans les colonnes du Figaro du jour... et bienvenue à ses lecteurs !... D'ailleurs, très chers nouveaux lecteurs, si vous aussi vous souhaitez participer à ce recueil de textes n'hésitez pas à m'adresser une mail à emery(a)noos.fr
Voici l'article (cliquez sur l'image pour l'agrandir...) :
Rédigé à 12:14 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Je vous fais partager un souvenir culinaire de mon enfance, enfin,
culinaire, c'est un bien grand mot, mais c'est un souvenir chaud et
doux, et sucré... Je nous revoie dans la cuisine avec Maman, nous
avions été sages et elle avait eu envie de nous faire plaisir. C'était
souvent l'hiver, au dehors le vent chahutait les grands arbres, les
vaches se cachaient sous les charmilles, les petits moineaux venaient
picorer le beurre laissé à leur intention sur le rebord de la fenêtre,
la pluie battait les carreaux... Et à l'intérieur, trois enfants
émerveillés, gourmands et impatients sautaient de joie en découvrant les Danerolles
C'était comme un jeu et nous étions aux anges ! Il fallait tout d'abord ouvrir la boite, ne pas oublier de faire préchauffer le four, puis étaler la pâte sur la table de la cuisine, avant de découper puis d'enrouler délicatement chaque petit croissant. Nous en mettions un peu partout, Maman râlait un peu pour le principe, nous goûtions en cachette quelques morceaux de pâte et restions ensuite devant la porte du four, ne pouvant nous empêcher d'ouvrir de temps à autre pour surveiller la cuisson...
Rédigé à 17:02 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Pour moi, 4 heures, ce n'était pas l'heure des parents, l'heure des mamans comme disaient encore certains de mes camarades, s'attirant ainsi mon regard désapprobateur, moi je n'avais plus une maman, j'avais une mère ! En plus mes parents à moi ne venaient jamais me chercher, je n'habitais qu'à quelques pas de l'école. Non pour moi 4 heures, c'était l'heure du goûter !
Mon goûter était toujours composé des deux mêmes immuables éléments, du pain et du chocolat...Rédigé à 18:33 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Ndlr : Tyrane propose de lire son texte avec cette musique en fond musical.
Lui, il laissait dépasser sa main de la fenêtre grande ouverte, sa main tendue, des présents dedans. Elle était fripée un peu sur le dessus peut être - beaucoup si on avait pris le temps de la voir - mais il s’en fichait et nous aussi. Il était vieux, il avait vécu et après ? Il était assis là, juste pour passer le reste de son temps si court, sans rien ni personne et nous attendre surtout, à son heure précise, la nôtre aussi. Il penchait parfois la tête, la tournait sur la droite pour scruter le trottoir sous son carreau, impatient de tendre ses cadeaux. Il avait pioché le parfum préféré de chacun dans sa mémoire et dans sa grande boîte comme tous les jours. Celui à la cerise et l’autre à l’orange, ils étaient pour moi. Nous, on sautait sur le pavé, petite bande de gosses qui rentrent de l’école, en transit vers le dîner et le sommeil, avec l’envie de flâner et de le voir. Que nos nez coulent dans nos gants ou que nos épaules rougissent au soleil, il était là et on le savait. Alors en plein milieu du chemin, de l’autre côté de la route, on lui faisait des grands signes et lui, il nous souriait. Il nous montrait son autre paluche tant qu’il y avait des voitures - il n’aurait pas fallu qu’il nous arrive quelque chose - et puis on traversait. Je n’ai jamais entendu le son de sa voix, je ne sais même pas son nom, mais il avait quelque chose de tout neuf dans le regard presque des couleurs tout autour quand nous ouvrions ses bonbons.
Rédigé à 13:13 | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
Le goûter m'évoque celui que je prenais chez ma Nounou. On jouait tout l'après midi, et elle nous appelait, lorsque nous étions en train de faire des bouquets de coucous dans les champs.
On courrait en trombe jusqu'à la terrasse. Nounou disposait sur la table un pichet de sirop de grenadine frais, des madeleines longues ainsi qu'une barre de chocolat chacun. Les madeleines étaient dans des paquets individuelles. Etant l'aînée de la "famille", j'avais le plaisir d'ouvrir le sachet des plus jeunes et des moins dégourdis. Les yeux de Nounou étaient rivées sur moi, bienveillants, fiers et doux.
Ensuite, toute l'histoire était de doser la madeleine et la bonne dose de chocolat. Le tout parsemé de quelques lapées de sirop rouge délavé. Un souvenir ancré et délicieux.
Rédigé à 19:17 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
De tous les goûters auxquels j'ai pu goûter, celui que je préfère est la tartine de cassonade au café.
Mon papa est caféphile, depuis que je le connais, et j'ai toujours aimé la cassonade, ce sucre brun foncé, plus doux encore que le sucre blanc, et plus beau par sa couleur que le sucre de canne.
Sur une tranche de pain gris, papa étalait la cassonade, puis plongeait la lame de son couteau dans sa "jatte" de café et versait cette dose minime de liquide sur le sucre par deux ou trois fois. Le café chaud faisait fondre les grains et se mélangeait à eux, pour un goût de sucre moka.
Je ne sais pas si c'est ça, qui me plaisait le plus, ou la texture granuleuse et croquante de la cassonade et douce aussi, là où elle avait fondu.
Ces goûters me donnaient l'impression de rentrer dans la cours des grands, comme j'étais petite, je ne pouvais pas encore boire de café, ni partager ce moment sacré où mon père buvait le sien en milieu d'après midi avec des petits gâteaux, à moins qu'il ne me fasse une de ces tartines, que je mangeais toute fière, à côté de lui.
Rédigé à 10:12 | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
Le goûter, c’est d’abord une barre de chocolat plate qui aide à ne pas pleurer en attendant l’heure des parents. Un pain au lait au fond d’un sac de toile écossaise et de cuir caramel clair, qui remonte le moral même quand on n’a pas faim. Plus tard, c’est un instant, juste un instant partagé avec les copains, en attendant de repartir à l’attaque des pyramides, des bateaux de pirates et autres planètes extrasolaires.
Cet instant importe moins que la force qu’il redonne pour continuer à courir à fond les boulons, du chocolat plein la chemise et des miettes dans le coin des yeux. Le goûter est un pickpocket qui s’attaque au temps qui passe, qui vole des minutes et fait vivre les suivantes comme si elles étaient les premières de la journée. C’est une tartine de gros pain accompagnée d’un jus d’orange qui coule d’un jerrycan aux heures de centre aéré, c’est du pain d’épice recouvert de beurre, des tartines de gruyère. Le goûter est une cérémonie sacrée qui célèbre l’enfance, qui la prolonge un peu en toute illégalité.
Rédigé à 08:23 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Dis papa, les rillettes, c’est un fruit ou un légume ?
Ne vous méprenez pas, loin de moi l’idée de faire pleurer dans les chaumières (j’ai bien compris que ce blog était positionné nostalgico-sympathico-régressivo-parisianno-tendresse) mais il faut que vous sachiez deux choses fondamentales à mon sujet afin de bien comprendre ce qui va suivre :
1 – je suis née au Mans,
2 – mon père était boucher charcutier.
Ceci plus cela explique largement qu’enfant j’étais déjà pas mal dans le pâté et que j’ai vécu mes premières années entourée de beaucoup d’andouilles, d’authentiques têtes de lard et de saucisses diverses (ça ne s’est guère arrangé depuis cela dit). Surtout, toute petite déjà, je poussais des wagonnets au fond des mines de rillettes sarthoises, l’équivalent local du diamant brut, notre ressource naturelle à nous, notre matière première, notre or noir, notre pépite, notre richesse, que dis-je notre gloire.
Rédigé à 00:06 | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
En Inde, le goûter est un repas à part entière, pour les grands et les petits. Voici quelques exemples de goûters de mon enfance...
http://bombay-bruxelles.blogspot.com/2009/03/shankarpoli-ou-shakkapare-losanges-de.html
http://bombay-bruxelles.blogspot.com/2009/04/lassi-de-mangues.html
http://bombay-bruxelles.blogspot.com/2009/04/zebra-cake-gateau-zebre-version-02.html
http://bombay-bruxelles.blogspot.com/2009/04/pista-malai-kulfi-glace-indienne.html
http://bombay-bruxelles.blogspot.com/2009/03/street-food-indien-ragda.html
http://bombay-bruxelles.blogspot.com/2009/03/kala-khatta-gola-granites-indiens-kala.html
Merci de faire revivre ces merveilleux souvenirs.
Rédigé à 17:12 | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Ce matin, pendant une heure, Sylvie La Rocca m'a posé tout un tas de questions sur Le Goûter et le marketing digital dans son émission le 5/7. Cela m'a bien fait plaisir de continuer mon militantisme pour la réhabilitation des valeurs du Goûter en adultie.
Rédigé à 14:23 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Depuis toute petite, mon goûter a été différent de celui des autres enfants. Pas de pain au chocolat, de brioche, de biscuits ou de pain beurre pour moi. En effet, étant intolérante au gluten depuis toute petite, je ne pouvais consommer les pâtisseries, pains et biscuits du commerce. Alors, j'avais toujours mon placard à moi, à la maison, dans lequel je piochais mes petits gâteaux. Mais je me souviens assez peu de ces goûters en compagnie de mon frère et de ma sœur.
Le goûter dont je me rappelle est celui chez ma grand mère. Mes parents avaient une maison à quelques kilomètres de chez elle. Pendant les vacances, nous avions un rituel. Nous enfourchions nos vélos pour parcourir cette courte distance un peu avant 16h00. Notre "mémé" nous guettait dans sa cuisine derrière ses voilages. Après un rapide bisou, nous nous dirigions dans le grand placard de la cuisine. Et là, tel un trésor, nous récupérions, avec précaution, chacun une grande boite en fer. Dans l'une d'elle, les biscuits "normaux", dans une autre les biscuits sans gluten et la troisième contenait des tablettes de chocolat. Il y avait toujours beaucoup de choix dans ces boites. Des biscuits pour tous les goûts et du chocolat au lait, noir, avec des noisettes, au riz soufflé, blanc...! Bien plus qu'à la maison !
Rédigé à 13:45 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Journée propice à la nostalgie. Pas la nostalgie neurasthénique,
seulement la nostalgie douillette et bienfaisante des souvenirs que
l'on se remémore avec douceur.
Au menu une fantaisie en 5 goûters resurgis du passé ou jamais oubliés...
Le goûter historique, le carré de sucre entre deux morceaux de pain préparé avec amour par ma maman lorsque j'étais enfant et qu'elle voulait sans doute partager avec moi ses souvenirs d'enfant (de la guerre?).
Le goûter mystique, celui de mon petit cousin un joli petit rouquin haut comme 3 pommes qui partait dans les prairies de Savoie son quignon de pain à la main et un morceau de fromage pour méditer en pleine nature
Rédigé à 22:07 | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
Le mercredi souvent Mina demande à faire de la pâtisserie.
On sort le vieux livre de recettes tout corné et plein de taches (qui collent les pages). Ce mercredi ça sera "pancakes"... on sort tous les ingrédients et Mina met son tablier de cuisto.
Mélanger, mesurer, faire monter, battre, faire fondre, incorporer et cuire!
L'heure du goûter approche, on sort les confitures de Oma et la chocolade...ça sent bon dans toute la maison !
Le doux souvenir de faire la cuisine avec ma mère pour le goûter, le visage "farinée" (et toute la cuisine aussi au passage) est encore très présent et j'espère que Mina en gardera un charmant petit goût sur ses papilles.
Rédigé à 13:39 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
S’il y a un goûter dont je me souviens, c’est celui du Patronage Laïc de Recouvrance, le « Patro » comme on disait à ce moment-là.
Ma mère, cinq enfants à vingt-cinq ans (une autre époque), désireuse d’avoir un peu la paix avec les deux plus petits de sa nichée, nous envoyait passer nos jeudis après midi dans ce Centre Aéré si
typique des années soixante.
Nous participions à des jeux, à des promenades en car, organisées le long de la côte Finistérienne, et parfois nous profitions d’une projection de film dans la vieille salle aux sièges de bois.
Je me rappelle de « Crin Blanc » de « Barbe Noire le Pirate », de «Moby Dick ». Puis venait l’heure tellement attendue du goûter. L’exercice, le grand air, avaient rendu nos ventres affamés.
Rédigé à 15:35 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Quand on avait nagé longtemps, cramés bien comme il faut, joués pendant des heures, épuisés, on s'effondrait sur le sable.
Et là, sortaient des paniers un gros pain de 4 et une tablette de chocolat Poulain. A moitié fondu. Les deux carrés enfournés au centre du pain déchiré à la main, avec quelques grains de sables inévitables, continuaient à couler dans la mie chauffée par le soleil.
Ce goûter prit la peau encore mouillée, le cœur encore battant, était le plus délicieux du monde.
Rédigé à 15:26 | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
Quelle belle idée que de rétablir l’instant goûter en adultie !
Cela évoque en moi des milliers d’images et de mets.
J’y vois cependant un obstacle majeur : le goûter n’est pas qu’une simple succession de recettes, mais c’est avant tout une histoire d’instant, d’alchimie humano-spacio-temporelle qui vous transporte au delà de votre quotidien. C’est cela qui aujourd’hui, en tant qu’adulte, me semble difficile à atteindre. Pas impossible, simplement difficile du fait d’un indispensable laisser aller nécessaire à cet échappatoire, cette envolée spirituelle.
L’aspect gustatif est constitué d’une infinité de possibilités.
De la plus simple pâte de fruit, à la tarte la plus exotique, mes goûters ont été constitués de différentes choses :
Rédigé à 22:37 | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
J'ai un problème : je ne goûte pas.
Et même enfant, goûter m'a toujours fait ch***. En revenant de l'école, je n'avais qu'une envie : retrouver mes jouets, mon univers, mes bouts de ficelle, mes poupées et autres morceaux de carton ... Mais non, impossible de me précipiter dans mon antre, il fallait passer par la case lavage de mains et goûter à la table de la cuisine, celle des enfants. Comment perdre un bon quart d'heure à avaler des tartines, madeleines et autres poustifailles sucrées? Le goûter bien sur !
Et encore, j'avais de la chance quand j'échappais au cake maison de Bonne-Maman agrémenté d'un jus de cassis. C'est bien connu, les enfants adorent le goût acidulé du cassis. Après avoir passé 7 heures à l'école dont 6 le cul collé sur une chaise, il fallait bien en rajouter une demi-heure de plus. Un conseil : ne jamais laisser un gamin goûter assis à une table quand il a les jambes qui le démangent !
Rédigé à 23:18 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Le gouter est je crois le moment le plus tendre, le plus doux, le plus intime et le plus gai de l’enfance. On se retrouve en famille le plus souvent après une bonne journée d’école. On se pose et on décompresse.
Mon gouter de tous les jours était les fameux petits berlingots de lait concentré sucré. Souvenez- vous, ils existaient à tous les parfums...C’était délicieux.
J'ouvrais avec mes dents la partie supérieure du berlingot et j'aspirais doucement en fermant les yeux le liquide sucré et épais du lait.
Un pur moment de plaisir, de régal et de réconfort.
Ensuite, je dévorais des tranches de kougelhopf recouverte de miel de sapin.
Aujourd’hui, je suis devenue très raisonnable et même si je goute toujours, je me contente de pain et de chocolat.
Ainsi va la vie....
Rédigé à 08:55 | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
Rédigé à 06:58 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Le goûter était un moment particulier pendant toute ma scolarité. Il marquait la fin de la journée tel l’employé pointant à son boulot. Après la fac et le travail, le goûter a un peu perdu de son existence vu que les journées n’avaient plus vraiment de limite.
L’entrée à l’école de mes enfants m’a fait replonger dedans et je vois qu’aujourd’hui tout est tellement plus simple que dans mon imaginaire. Les portions sont prêtes dans des petits paquets faits pour cela, les bouteilles d’eau sont petites pratiques à transporter et surtout enfin le choix est colossal quand on rentre dans un supermarché à la quête au goûter parfait. C’est à dire celui qui fait plaisir à l’enfant tout en ne culpabilisant pas les parents avec trop de glucides, ni de lipides au cm2.
Ce rite à nouveau en place dans mon écosystème, j’ai aussi recommencé à me faire mes propres goûters et un seul a rejailli de ma mémoire : le Petit Beurre / Vache Qui Rit (PBVQR*).
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Pendant quelques années, j'ai passé tous mes mercredis après-midi chez mes grands-parents. Un rendez-vous calé comme du papier à musique : déjeuner (l'académie des neufs), départ pour le catéchisme, très vite remplacé par le tennis, et retour à la maison pour le goûter.
Je me revois allant et venant entre le salon et la cuisine, farfouillant avec mon grand père pour trouver du pain, des rillettes, des cornichons faits "maison", de la limonade, de la grenadine ... On s'installait tous les deux sur le coin de la table, ma grand-mère râlant de l'autre côté du mur "il ne mangera rien ce soir si tu le gaves comme ça " ! Lui buvait son petit verre de rouge ou une bière et moi je l'observais du coin de l'oeil. Très vite, j'ai aussi découvert le joies d'une tranche de baguette avec du beurre frais et du Nesquick, ce chocolat en poudre que je renversais systématiquement sur la toile cirée et que je m'empressais de ramasser avec un doigt humecté. Le comble du bonheur c'était de prendre un torchon, je le revois encore à carreaux rouges et blancs, mettre mon matériel de goûter dedans et m'installer sur le canapé pour regarder une série que j'adorais avec des naufragés sur une île, Les Robinsons Suisses je crois.
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On le prenait ensemble notre goûter à l'américaine, mon grand père et moi, assis sur le vieux canapé des années soixante. Avant que ma grand-mère ne nous appelle à table, on profitait tous les deux de ces moments devant les infos. Je ne m'ennuyais pas. Au contraire, à l’âge de 4 ans, je regardais attentivement, essayant de comprendre les images qui passaient devant mes yeux.
Je les prenais un par un, ces crackers, suivant mon rythme. Leur goût m'inspirait à l'époque les mêmes sensations qu'un bon digestif m'inspire aujourd'hui. J'y goûtais moins par plaisir que par bravoure et appartenance. C'était du vrai, ce qu'on mangeait là. Du vrai Bleu se trouvait en haut de nos Premium Saltines, en opposition complète avec le Easy Cheese préféré par ma grand-mère. Elle insistait toujours que ça aussi, c'était du vrai fromage, mais la petite française à l'intérieur de moi savait reconnaître son mensonge.
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C’était le temps des coccinelles, celle de ma mère me déposait parfois le dimanche devant la bâtisse de mes grand parents, puis s’envolait ailleurs, me laissant jouer seul dans le jardin à la recherche d’autres bêtes du bon dieu. Celles-ci se cachaient souvent sur les tiges des rhododendrons, sous les pierres ou dans la mousse qui prenait peu à peu possession de ce terrain laissé à l’abandon.
A seize heures ma grand-mère m’ordonnait de rentrer. Le moment était venu pour moi de m’installer à table, bien rangé comme une pièce de famille entre les tasses de thé, le beurre doux et les fourchettes à gâteaux.
On entendait frapper à la porte, entraient alors madame Rose cheveux blancs bleus, Madame Hugo cheveux blanc verts, Madame Genêt cheveux blancs jaunes, et d’autres encore dont les noms m’échappent un peu plus que la créativité surprenante d’un coiffeur de village rôdé à l’exercice complexe de la mise en pli.
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Le gouter ... un souvenir d'enfance. Ma maman qui m'attendait à la sortie de l'école avec un pain au chocolat. On le mangeait lentement, tout en jouant pendant que les mamans papotaient. Et puis on le finissait en remontant la rue Soufflot pour rentrer à la maison ou en allant au jardin du Luxembourg.
A la Toussaint, chez papy et mamie, on remplaçait le pain au chocolat par le gouter "de saison" ... Les oreillettes (petites feuilles de pate très fine, recouverte de sucre) et à Pâques, les bugnes.
L'été, c'était les beignets au sucre ... les meilleurs que j'ai jamais mangés ! Avec l'inconvénient que tout ce sucre attire les guêpes. Une vraie lutte pour la nourriture !!
Après, on devient grand ... à la fac, au bureau, le gouter c'est mal vu ... alors on arrete. Et parfois en passant devant une boulangerie, je regarde le gros pain au chocolat qui me fait de l'oeil ... et de temps en temps, je craque ... quel plaisir !!
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J’ai aujourd’hui en horreur la vision répugnante des petits gloutons qui se ruent dans la cuisine pour absorber leur « quatre heure » voracement. Leurs doigts dodus éventrent des paquets à ouverture facile incitant à une goinfrerie innommable. Leurs bouches baveuses dévorent d’infâmes boustifailles. Leurs mains malhabiles s’emparent du moindre morceau comestible qui aurait le malheur de traîner sur leur passage. L’assaut est infernal, la ripaille est pouacre.
Une fois les gargantuas repus, ils se muent en larves ruminantes. Affalés sur un canapé, ils n’attendent qu’une chose : la prochaine orgie. Ils sont tout de même capables d’aller choper furtivement dans le frigo ces écoeurants « Ficelos », sortes de fromage en barre faits rien que pour les gosses, qu’ils dépiautent patiemment avant d’ingérer. Quelques fois aussi, ils tentent le « hey, j’peux prendre juste un Pom’potes ? », le Pom’potes étant une compote adaptée, elle aussi, aux enfants (ces grosses feignasses), qui se sirote bruyamment plus qu’elle ne se déguste.
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Un de mes goûters anti-morosité pour jours d'hiver, le PAIN PERDU.
A la seconde où le pain perdu, abondamment trempé, touche le fond de la poêle, une douce odeur se répand dans la maison qui réveille pleins de souvenirs (vive le sens olfactif) et une fois dans la bouche la papille s'en délecte. Une merveille.
Un plaisir à déguster seul ou à partager, que l'on peut accompagner les jours de grosse déprime d'un chocolat chaud maison (chocolat noir fondu dans une casserole de lait).
Super pour le moral... mais nul pour les hanches, ce goûter me ravi !
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Je devais marcher 10 kilomètres, pour me rendre chez le dentiste me
faire visser mon appareil- les jambes sont courtes lorsque l'on a 9
ans- les dents en avant ont un charme et ont aussi un prix : il faut à
tout prix les mettre aux normes -. le jeudi, voilà le jour, le jour du
pain au chocolat que ma grand-mère Marie, qui m'accompagnait
courageusement dans cette mission dentaire, m'achetait à la boulangerie
de Croix-de-Vie, face au port. Ah cette saveur fraîche et ce contact
croustillant, cette promesse et cette consolation. C'était aussi le
jour de Zorro. Pour rien au monde je n'aurais manqué un épisode de mon
héros masqué accompagné de son fidèle Bernardo, sur fond de quelques
accords de guitare . Le must était de tenir sur le retour, le pain au
chocolat en main, afin d'arriver à l'heure pour le début et les
aventures de mon héros capé et de le regarder en dévorant mon pain au
chocolat avec mon appareil supervissé.
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Le goûter est une gourmandise…
Il a presque quelque chose d’intime ; d’égoïste ?
C’est un délicieux rendez-vous avec les sens
Celui sans lequel l’après-midi serait trop fade ; il lui faut sa note sucrée.
On s’abandonne aux multiples déclinaisons du pain- chocolat :
La tartine croustillante de la boule de campagne tartinée de nutella
Le pain brioché légèrement grillé où le beurre salé fond généreusement
Et dans lequel on place un barre de crunch. Folie !
On chavire à la vue d’un croissant aux amandes. Et on craque en croquant…
On fantasme en salivant devant l’étalage du pâtissier
« Ce n’est pas raisonnable… oh, et puis, si ! allez ! »
C’est ça le concept du goûter : n’être pas raisonnable.
Rester coûte que coûte un éternel enfant.
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Maman célibataire, j'ai instauré le goûter depuis la naissance de ma fille, déjà deux ans, seul moyen de voir des amis sans être trop contrainte... pas trop de truc à emmener, pas de repas à prévoir, pas de lit ou de pyjama a embarqué, pas de crise de nerf due à la fatigue puisqu'après la sieste... même notre Noël en famille cette année s'est transformé en goûter... je trouve cela super d'en faire un vrai moment de plaisir... vivement que mon inspiration donne naissance à de jolis écris sur ce moment plein d'échanges et sources de souvenirs...
merci Mry d'avoir de telles initiatives :-)
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Souvenir de goûter ? assez lointain...
Souvenir de tartine frottée d'ail avec une mince couche de saindoux et saupoudrée de gros sel... C'était l'époque où mes parent galéraient, où nous vivions à 3 dans une loge de concierge, plus tard nous avons connu le pain et la confiture... puis, beaucoup plus tard les viennoiseries.
Et, maintenant... les diététiciens sont arrivés et le goûter est devenu thé et yaourt nature à 0% de matières grasse et sans sucre... tristesse...
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Si je plonge dans mes souvenirs d’enfance, le goûter est synonyme de plaisir. Mais malheureusement ce rituel a évolué en même temps que moi, et aujourd’hui, a fini par disparaitre.
Lorsque j’étais plus
petit le goûter était la consécration d’une journée d’école. Je rentrais
au domicile et trouvais toujours avec émerveillement un bol de lait chaud
et une tartine au miel. Assez simple pourrait dire certain, mais
tellement bon. Préparé avec amour par ma maman, c’était le moment où je
pouvais raconter ma journée, mes batailles, mes parties de bille… ma
vie.
A l’adolescence, mes goûts de simplicité m'ont abandonné. Le jus
d’orange a remplacé le bol de lait chaud et j’ai succombé à l’appel de
la patte à tartiner Nutella. A cette période, pas question de perdre du
temps, le 4 heures est avalé en moins de 2 pour rejoindre les
copains/copines au square du bout de la rue.
Et aujourd’hui ? Aujourd’hui avec le travail et la vie qui défile devant mes yeux, cette petite pause est devenue inexistante. Le fait dans parler avec vous, me fait prendre conscience que si la vie passe vite, il est d’autant plus important d’apprécier les choses simples qui m’ont permis d’avoir de beaux souvenirs. J’espère pouvoir dans l’avenir me donner le temps de retomber en enfance pour quelques minutes, pourquoi pas, autour d’un bol de lait chaud.
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Ah bien moi je ne vais pas vous raconter de salade ! Qu’est ce que c’est que toutes ces histoires de goûters à base de délicats carrés de chocolats, de verres de lait frais, de thés fumants et de biscuits aux miels. Mais dans quel monde vivez-vous mes amis ?
Toutes ces subtilités sucrées et délicates, je ne les ai point connues, non. Mes goûters à moi ils étaient simples, bruts, efficaces, la demie baguette achetée chez n’importe quel boulanger conciliant, le pot de Nutella étalé à la truelle, et le club Dorothée à fond les bananes. Voilà le seul goûter acceptable aux yeux du Pingoo pendant toute son enfance et sa préadolescence.
Enfin ça c’était pendant les périodes de classe, les vacances étaient un peu plus scénarisables pour illustrer ces « 4 heures » culinaires plein d’aventures… Entre les grappes de raisins poussant sur les hauteurs de Pézenas, que nous volions et gobions tels des punks à BMX et à baskets boueuses. Ou alors peut être les pignons à briser sur la pierre chaude de la piscine, non sans lâcher de nos regards larmoyants le monokini de cette grande cousine qui n’avait que peu de pudeur pour nos regards innocents.
Avant ça ? Aucun souvenir, j’étais trop occupé à lécher les vieux pneus faisant office de jeux d’enfants pour m’encombrer d’un goûter (vous aviez ça vous aussi dans vos cours d’école ? Des vieux pneus dégueulasses ?).
Bref, une autre vie, aujourd’hui Dorothée n’officie plus, cette grande cousine a rangé son monokini et les pignons s’achètent sans leurs coques. Et puis au bureau, le pot de Nutella, ça ne fait vraiment pas sérieux… Du coup je vous ai illustré en photo le goûter du fier travailleur que je suis, une semaine de saintes nourritures. Mon préféré reste tout de même le dimanche, mais que voulez-vous, j’ai une tête de végétarien ?
(cliquez sur la suite...)
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